Le monde revient toujours à la norme. Le problème est de savoir à la norme de qui.
Stanislaw Jerzy Lec, écrivain

"Candidature non retenue"

Où l’on apprend qu’il faut toujours lire les conditions de participation.

Illustration Artips

À l’aube des années 1970, le gouvernement des États-Unis représente le plus gros budget au monde de défense. Quand il s’agit d’investir dans de nouveaux systèmes d’armes, on ne compte pas, c’est la sécurité avant tout ! En revanche, côté entretien, ça chiffre très vite… trop vite même. Cela ne peut plus durer !

Ni une, ni deux, le Département de la Défense (DoD) fait plancher 3 000 ingénieurs pendant trois ans sur le sujet. Ils donnent alors naissance à la norme MIL STD 1388 1A. Derrière ce nom barbare se cache simplement une standardisation de la maintenance. Désormais, elle devra être pensée en amont par les constructeurs. Plus question de se ruiner dans l’entretien d’un matériel déjà très cher à l’achat.

Et pour s’assurer que tout le monde suive cette norme, elle devient la condition sine qua non pour les appels d’offres américains. Malin ! C’est ainsi qu’un gros groupe d’électronique français se casse les dents sur une proposition, peu de temps après. Leur produit est de loin le meilleur, mais il ne répond pas au standard du DoD…

La leçon est retenue, car la norme, toujours d’actualité, s’impose rapidement en France et en Europe. Et notamment dans l’univers du train !

Sceau du département de la défense des États-Unis